Skip Divided
Il était.
Dans ma tête, mon corps, mes rêves.
Il a été un lapsus par deux fois, un reve par trois fois, un espéré lien à ce que je suis dix, vingt, cent fois.
Il a été.
Il est toujours le bon, le surprenant, l'innatendu, l'émotion intacte de celui qui n'aurait pas son age, qui serait plus jeune. Qui aurait le mien, d'age.
Il est toujours.
Mais avec une autre.
J'ai vu ses yeux à lui quand elle s'est assise en face de lui. J'ai vu ce qu'il ne voyait plus et n'entendait plus parce qu'elle était devant lui.
J'ai vu qu'il ne me voyait plus, et c'était si simple.
Juste qu'il a été et n'est plus.
Juste que je me suis trompée.
Encore.
Parce que c'est mieux comme ça, parce que c'est moi sans moi, moi sans elle, sans la femme.
Et je découvre, fascinée autant qu'attristée, ces oeillères énormes qui me semblaient retombées encore.
J'ai beaucoup pleuré. De fatigue.
J'ai eu très mal, si peu, si vite. Comme si je ne m'y étais pas accrochée pendant trois mois tous les jours.
Puis j'ai compris, commencé.
C'est juste la dernière pierre d'une maison qu'il faut que j'abandonne.
La maison du ponton.
J'ai un bateau à prendre.
Je mettrai les mains dans le sable une autre fois.
